HOZHO en Vacances!
FERMETURE du
Mardi 17 juillet au Samedi 11 Août

Réouverture le Mardi 14 Août à 10h!

Si vous ne souhaitez pas vous retrouver devant une porte close, notez bien ces dates et passez nous visiter avant la fermeture! :)

Dernières expéditions, vendredi 13 juillet!


Rituels sacrés, communier avec le Monde invisible
Par Jacques Languirand & Jean Proulx

« Au commencement est le Vide. De ce Vide mystérieux vint une vibration, sonore, et le son devint lumière et la lumière-son devint volonté, intention d’être. » mythe de Création des Tsalagis Cherokee

« L’univers est tout entier traversé par une Dimension invisible qui le fonde et l’anime en permanence : on appelle cette dimension le Grand Mystère. C’est ni plus ni moins que la présence du Divin dans le cosmos. Le sens le plus fondamental de toute cérémonie sacrée se trouve donc là même : ouvrir la porte de l’âme humaine sur cet Autre Monde, intérieur à celui-ci ; renouveler la conscience de ce lien cosmique et humain avec le Divin ; rétablir l’harmonie avec l’Eternel agissant dans l’espace et le temps ; entrer en communion avec ce Monde des esprits ou des puissances spirituelles à l’œuvre dans le cosmos. La mystérieuse lumière du Grand Être peut donc briller dans ce petit fragment de l’espace et du temps qu’est un rituel sacré.

Ancré de nouveau par la cérémonie sacrée dans la Dimension invisible du monde, l’être humain y trouve l’occasion de redynamiser, voire parfois de transformer radicalement, sa vie quotidienne. Il peut effectivement puiser dans le rituel sacré l’énergie et la conscience qui l’aideront à faire de son existence elle-même une profonde aventure spirituelle. Car la sortie rituelle du quotidien n’est pas une fuite. Le rite exprime ici, au contraire, la grandeur et la dignité d’un geste humain de la vie ordinaire, geste menacé par l’oubli de l’essentiel et par l’usure du temps. Il apparaît vraiment comme une mémoire de la Source originelle ou de l’ « esprit » de tout acte. Dans ce contexte, il contient aussi, bien souvent de façon très explicite, le désir d’établir le lien avec le monde des Ancêtres, ces exemples et ces guides irremplaçables pour chaque personne engagée au cœur des vicissitudes de la vie quotidienne.

La cérémonie sacrée amérindienne porte également, de manière parfois latente et parfois manifeste, une signification qu’on retrouve dans l’ensemble des grandes traditions spirituelles : « mourir pour devenir » ou encore « mourir pour renaître ». La chose ne surprend guère, puisqu’il s’agit là d’un processus fondamental qu’on retrouve à tous les paliers : dans le cosmos, dans le cycle de la vie et dans la voie spirituelle. Ce mode de développement de toute chose fait que du chaos peut effectivement sortir un ordre nouveau. Dans le domaine spirituel amérindien, c’est le lien entre la mort et la renaissance initiatiques, entre la souffrance et la rédemption, entre la purification et la guérison, ce dont témoignent des rituels comme ceux de la danse du Soleil, de la hutte à sudation et de la pipe sacrée.

Toutes les cérémonies rituelles amérindiennes s’accompagnent d’objets sacrés. Parmi eux, il y a d’abord des plantes, comme le foin d’odeur, le tabac, la sauge et le cèdre, avec lesquelles on pratique, en les brûlant, le rite d’aspersion de la fumée (fumigation, smudging) : c’est là un geste spirituel, une offrande au Créateur visant la purification du corps et de l’âme des participants, puis celle des quatre directions. Il y a aussi, par exemple, des plumes d’aigle ornant les coiffures d’apparat, indiquant manifestement la solennité de l’événement. Rappelons que l’aigle lui-même représente un messager du Grand Esprit, et ses plumes sont couvent un aspect ou l’autre du Monde des esprits. En accompagnement des prières, des danses et des chants généralement effectués dans un cercle sacré, on trouve principalement le tambour rappelant le battement de cœur de Terre-Mère, qui « déplie » tout ce qui existe et le « replie » en elle pour sans cesse le « déplier » et le « replier » autrement ; le hochet, qui invoque l’Esprit de la vie et les esprits des quatre directions et qui nettoie l’énergie ; le bâton de parole, qui permet à la personne qui le tient de s’exprimer, puis de le passer au suivant une fois qu’elle a terminé son propos ; des cornes, des griffes, des pièces de bois, des coquillages et des pierres ; le feu sacré et l’eau sacrée, qui jouent un rôle de purification et de renaissance. Tous ces éléments, empruntés à la nature ou fabriqués par la main de l’homme, forment l’essentiel des objets sacrés. Il n’y a ici ni cathédrales ni temples ni églises : rien d’autre que ce qu’offrent certains « lieux saints » ou « sanctuaires » de la nature et les huttes ou les tipis construits pour les cérémonies religieuses. (…)

Des objets qui symbolisent la présence divine...
Les symboles de cet ordre sont nombreux dans la spiritualité amérindienne. Chacun d’eux fait essentiellement référence à un « monde autre ». Il le fait par son être même, qui participe d’une manière unique à ce Monde invisible et visible. Il révèle ainsi ce niveau de réalité qui autrement demeurerait difficilement accessible, voire peut-être même inaccessible, à la conscience humaine. Comme le récit mythique, le symbole religieux exprime la transcendance et le mystère présents ici et maintenant. Devenant, par transparence à la dimension de profondeur, un messager du Divin, il acquiert par le fait même un caractère sacré. C’est indéniablement un chemin spirituel menant au Grand Être.

Prêtons attention, par exemple, au totem, où apparaît généralement un animal, tel l’aigle, l’ours, le castor ou le cerf, considéré comme le guide, le modèle et le protecteur d’un clan ou d’un individu. C’est pratiquement le blason du groupe ou de l’individu, exprimant à la fois un lien mystique, voire une osmose, avec l’ « esprit » de cet animal, sa « médecine » et ses enseignements propres, avec les devoirs spirituels qui en découlent. Le tambour utilisé dans les cérémonies religieuses est lui aussi un grand symbole : son battement martèle un rythme qui remonte à l’aube des temps ; il rappelle le pouls de Terre-Mère et le son primordial, ces vibrations cosmiques et divines auxquelles on est invité à participer avec un cœur qui bat à l’unisson. (…)

Des symboles du monde naturel...
Il y a aussi de nombreux phénomènes et plusieurs êtres vivants de la nature qui acquièrent le statut de symbole. (…) du cercle, des points cardinaux, du ciel et de la terre, entre autres grands signes et lieux sacrés, pour ainsi dire, du contact avec le Monde invisible. Evoquons ici quelques éléments et animaux qui portent, par leur être même, cette faculté de relier au Divin.

Le cristal, symbole archétypique de la transparence à la lumière ; ce miroir de la luminance de l’esprit humain et de la perfection intérieure ; ce minéral, cadeau de Terre-Mère, et qui fait résonner en l’homme la vibration énergétique et lumineuse de la Création. Et toutes ces petites pierres médicinales ou d’autres qui, par leurs lignes, semblent contenir une écriture à déchiffrer, comme venue du Monde des esprits. Puis le feu qui purifie l’âme et lui donne sa clarté ; et sa fumée qui monte vers le ciel autant qu’en nous-mêmes, comme une offrande au Grand Esprit. Puis également l’arbre de vie, symbole du centre du monde et dont l’axe vertical relie Père-Ciel et Terre-Mère, énergies masculines et énergies féminines.

Bien des animaux ont également une grande valeur symbolique et archétypale. Chacun représente une puissance spirituelle, c’est-à-dire un esprit et une énergie. En principe, d’ailleurs, chaque Amérindien engagé sur le chemin spirituel est en rapport avec un animal-gardien : s’imprégnant de son esprit et de son énergie, il y trouve aussi  sa « médecine » et son lien privilégié avec la Puissance divine. Par exemple, le hibou est généralement connu pour sa sagesse, le bison pour sa force, l’élan pour sa douceur et le loup pour sa fidélité. Mais disons un mot sur la tortue qui, avec l’aigle, tient certainement une place très importante. La tortue est cet animal qui avance toujours en douceur : devant un danger, elle se retire en elle-même et n’en sort qu’une fois l’obstacle disparu. Amphibie, elle symbolise l’équilibre entre l’eau et la terre. Les cercles qu’elle porte sur sa carapace symbolisent Terre-Mère et même l’univers entier. L’aigle, pour sa part, est l’animal sacré par excellence, lui qui vole plus haut que tout autre oiseau : il apparaît comme le messager entre le Créateur et l’homme. Ses plumes sont largement utilisées dans les rituels religieux, en lien avec la pipe ou la coiffure, ou encore avec la fumée issue des herbes sacrées, pour l’aider tantôt à imprégner tout l’être des hommes et tantôt à monter vers le Ciel.

... Comme toutes les grandes traditions spirituelles religieuses du monde, la voie spirituelle amérindienne cherche à rendre visible l'Invisible, au moyen de symboles et de récits mythiques et légendaires. Il y a en elle une richesse symbolique évidente, qui fait place d'abord aux réalités de la nature mais aussi aux objets fabriqués par la main de l'homme. Ainsi, les Amérindiens traduisent-ils leur vision de l'univers, leur relation à la nature et le sens même de leur vie. "
Source: L'héritage spirituel amérindien. Le Grand Mystère; Jacques Languirand et Jean Proulx, éd. Le Jour

Art: ©Vasil Woodland - Solar Drink for Mother Earth and ©Charles Butzin - Ceremony


DERNIERS JOURS - DERNIERES TOILES !
" Rêves Amazoniens, L'Art qui Fleurit et Soigne "

Voici 2 ans, nous accueillions Casilda Pinche Sanchez, responsable de l'Ecole d'art Nyi située dans le village de Puero Miguel, sur les rives du fleuve Yarapa en Amazonie péruvienne, pour une exposition des toiles de l'école lors du Festival de la Terre à Lausanne. Quelques-unes sont restées en Suisse après l'événement, exposées à notre galerie. Plus d'une 20e de toiles ont été vendues jusqu'à aujourd'hui pour l'école et ses jeunes élèves.
Afin d'éviter des frais de retour trop conséquents, il a été convenu avec l'école de vous proposer
les dernières toiles entre 25 et 50% de réduction! Le but étant de pouvoir récolter de l'argent rapidement pour l'entretien et les fournitures de l'école et leur permettre de poursuivre leur art.  Une opportunité à ne pas manquer! Encore quelques jours...


de Cuzco, Pérou: hochets maracas, sets de pierres Chumpi et Météorites, Sculptures serpentine animaux des Andes, Mantas...

Fleur de Vie, symbolisant l'ordre parfait de l'Univers! Supports en bois, Autocollants fixes et repositionnables, Pendentifs, bougies...


THE WATER SONG - LE CHANT DE L'EAU 
„ Nous chantons ce chant comme nous chantons une berceuse. Cette chanson honore l’Eau, qui est le sang de notre Mère la Terre. L’Eau est le sang  de nos propres corps. " Grandma Nancy
" Ce chant témoigne d’une profonde gratitude emplie d’amour, pour l'Eau. Il élève la conscience et renforce le lien entre les femmes avec le plus grand cadeau de Mère Nature.

Ce chant est facile à apprendre, et notre souhait le plus cher est que des millions de femmes à travers le monde le chantent, pour élever leur propre connexion et sensibilité qu'elles entretiennent spirituellement et physiquement avec ce précieux élément vital qu'est l'Eau, avec laquelle elles interagissent quotidiennement, même sous la douche ou devant un évier !
Nous croyons que c'est une étape très puissante pour le changement, permettant à la fois une transformation spirituelle et environnementale pour notre planète."

****
Chantez chaque complet 4 x, face à chacune des 4 Directions, en commençant par
L’Est, puis le Sud, l’Ouest et le Nord
.

Nee bee wah bow
En die en
Aah key mis kquee
Nee bee wah bow
Hey ya hey ya hey ya hey
Hey ya hey ya hey ya ho

****


CONCERT exceptionnel du groupe de musique Touva  TYVA KYZY
le 11 juillet à Paris !

Atelier de CHANT DIPHONIQUE : à la découverte de vos autres voix
le 11 juillet 2018 à Paris !



Les ouvrages sont disponibles dans notre section librairie de la galerie-boutique à Lausanne!

  • - Chamanisme, psycho-chamanisme
  • - Guides pratiques, cartes, oracles
  • - Spiritualité, contes et légendes
  • - Sciences humaines, ethnologie
  • - Les revues HOZHO Chamanismes
  • - CD de tambours pour le voyage...

Apprendre sur l'autre, c'est apprendre sur soi. Ainsi, s'intéresser à la manière dont les peuples traditionnels perçoivent le monde qui les entoure nous interroge sur notre propre vision de la « réalité ». Les cultures amérindiennes relèvent de savoirs ancestraux. Nourries de croyances et de magie, elles sont garantes d'un équilibre empreint de respect envers la Terre-Mère. De plus, les peuples premiers ont un rapport au temps fondamentalement différent du nôtre : plutôt qu'une ligne de fuite dont l'issue est source d'angoisse, les Amérindiens en font une représentation circulaire et la promesse ininterrompue du renouveau. Le présent ouvrage fonctionne comme un calendrier perpétuel. La symbolique des périodes de l'année chamanique y est transposée afin que la reconnexion avec les rythmes de la nature soit facilement accessible. Il est à utiliser comme un outil de bien-être et de développement personnel, à travers des questions, des pistes de réflexion, des propositions de mises en pratique et d'écriture, des textes de sagesse, des légendes, des méditations et la médecine des animaux totems. Cette spiritualité aide à conscientiser les influences que les énergies de la Nature ont sur notre physique, mais également sur notre mental et nos émotions. Les croyances éprouvées ayant une influence directe sur le corps vibratoire, vivre chaque moment en cohérence avec la Terre-Mère, c'est ouvrir une nouvelle voie de guérison et d'épanouissement.

L'HERITAGE SPIRITUEL AMERINDIEN
par Jacques Languirand et Jean Proulx
Ce livre est une invitation au voyage en territoire spirituel chez les Amérindiens d'Amérique du Nord : les lecteurs y découvriront le Grand Esprit, ce dieu créateur inséparable des puissances cosmiques. Il y est question de la nature mystique de leurs mythes, symboles et cérémonies, de même que de médecine holistique et énergétique. Les auteurs touchent ici à l'éthique amérindienne axée sur le respect de Terre-Mère et sur la beauté du monde ; à l'espérance d'une civilisation spirituelle et d'une entrée, par-delà la mort, dans le monde du Grand Mystère. Cet héritage réactualisé peut aujourd'hui nourrir notre quête de sens et apporter des éléments de sagesse à une modernité en mal de repères spirituels, écologiques et éthiques.

TERRE SACREE. L'univers spirituel des Indiens d'Amérique du Nord, par Serge Bramly


Des premiers Américains, de leurs langues, de leurs cultures, de leurs traditions, que savons-nous réellement ? Serge Bramly a passé plusieurs années en Amérique du Nord sur la terre sacrée des Indiens pour y chercher le vrai visage, la dernière voix d'une civilisation millénaire porteuse de vérités essentielles. Les religions des Indiens, qu'ils soient des plaines, des montagnes ou des déserts, présentent de remarquables constantes : l'homme n'est jamais seul, l'univers est peuplé de forces actives, invisibles et puissantes, qu'il importe de capter pour survivre. Sans elles, l'homme n'est rien. Pour s'allier à elles, se concilier leurs faveurs, les nombreux rites des Indiens, dramatiques ou grandioses, tendent tous vers un seul et même but : la quête de pouvoirs à travers la connaissance divinatoire et religieuse de la nature. Les chants indiens qui s'élèvent dans cet ouvrage, d'une beauté poignante, ont l'ampleur de visions prophétiques.
OSEZ LA NUIT. Marcher dans l'obscurité pour réveiller nos sens oubliés
Par Stefan Ansermet
Marcher la nuit, c'est faire revivre les anciens instincts, ceux que la modernité nous a fait oublier. C'est faire confiance à son corps et s'y abandonner, c'est vivre plus intensément la marche et le miracle de notre équilibre sur deux jambes. C'est éprouver à nouveau le sol, avec toutes ses particularités, et s'y ancrer fermement. C’est être ici et maintenant, entièrement connectés à nous-mêmes. Une pratique qui nous recentre et nous fait du bien, sur le court comme sur le long terme. Le livre est divisé en 7 chapitres et magnifiquement illustré: la nuit (rythme physiologique, mythes, symbolisme), les dangers, la beauté, la peur, l'équipement, la préparation, la marche. Bonus: le livre nous apprendra aussi à réaliser de très belles photos de nuit, afin de garder avec soi un peu de cette magie que recèle l’autre côté de nos jours.

Vacances estivales
du Mardi 17 juillet au Samedi 11 Août
Réouverture le Mardi 14 Août à 10h!

Au plaisir de vous accueillir à Lausanne et sur notre site!  Merci Askwali ! en hopi
Nous vous souhaitons une belle journée remplie de joie!
Uma haalay kyaakyangw tapkini'ywisni! en hopi

Sandrine Faivre et Catherine Tremblay

Horaires d'ouverture:
du Mardi au Vendredi: 10h à 12h30 et 14h à 18h
Samedi: 10h à 16h  NON-STOP
Lundi: FERMÉ


HOZHO Visions - Galerie des Premiers Peuples
HOZHO Visions Print  Publications
Rue Pré-du-Marché 4
CH-1004 Lausanne VD
T 0041(0)21 691 02 87

www.galerie-hozho.ch
www.hozho.ch