Avril Kwiyamuya

La lune des brise-vent
chez les Hopi

Kwiyamuya enseigne à chacun de ne pas formuler de pensées négatives afin que celles-ci ne se créent pas sur le plan terrestre.

Soyez généreux et aimables avec tous les Êtres qui vous entourent.
 

©"Santo Domingo Moon"
Nocona Burgess, Comanche


La Lune et la Femme  Isnati Winyan La femme qui vit seule en lakota
Par Annie Pazzogna

« Les femmes appartiennent à ce merveilleux système cyclique qui les met en rapport avec leur lunaison. Elles peuvent prévoir leur fertilité, la période des règles et apprendre à être sensibles à elles-mêmes et à la planète. Une femme doit connaître son corps, avoir conscience de ses caractéristiques et de son rythme intérieur. Comme la Lune et les saisons, elle passe une phase de son cycle à l’autre, change et se transforme en harmonie avec sa nature profonde.

                Le stress émotionnel, les modifications de régime, d’état de santé, de lieu… peuvent supprimer ou même encourager l’ovulation et la menstruation. Il est important de noter ces situations afin de comprendre comment le cycle est affecté.

                « Isnati winyan » veut dire en lakota « La femme qui vit seule ». Autrefois, la femme qui avait ses règles allait dans une habitation spéciale « Isnatipi » située sous le vent, loin du cercle de tipis. Elle priait, méditait dans cette « Moon lodge », la Hutte de la Lune. Une femme ménopausée, une grand-mère sage, lui apportait sa nourriture ainsi que des enseignements.

                Lors de ses règles, la femme ne s’occupait ni de la cuisine ni de ses enfants ; ses aînées ou les hommes se chargeaient du quotidien. Elle allait prier, car le temps de la lune est un moment spirituel de la vie d’une femme : elle peut recevoir des visions et des rêves.

                Les femmes se rassemblaient pendant leur lunaison. Leur sang était utilisé pour invoquer les forces féminines, elles en faisaient don à la Terre en laissant couler leur flux librement, entre autres, auprès d’un arbre, accroupies ou assises. « Que ce sang écarte ce qui n’était pas bienfaisant pour moi. Je suis le réceptacle de la vie qui se renouvelle, qui change… » Les résidus menstruels étaient déposés dans la fourche d’un arbre, afin de les « protéger des farces d’Iktomi  (esprit farceur araignée) ».

                Nous avons oublié les anciennes connaissances du corps, mais elles peuvent émerger, puisqu’elles sont présentes en chacune d’entre nous. Le retour vers l’harmonie des rythmes naturels demande de la patience ; nos sols comme nos corps ayant dû s’habituer à bien des influences négatives.

                Les aïeules disent que l’énergie de la femme, lors de ses règles, circule plus vite en direction de la Terre. C’est un tourbillon d’énergie très puissant. Un changement s’opère dans les forces positives et négatives. Dans chaque circuit électrique, l’énergie circule du négatif vers le positif. Ces forces évoluent en spirale. Chez les hommes, l’énergie circule positivement ; chez les femmes, elle circule négativement. La femme intériorise ; elle vient du monde chthonien et spirituel. Lors de ses règles, qui sont purification, la femme extériorise, tous les vingt-huit jours environ.

                Cependant, les hommes ont, chaque mois, une sorte de période menstruelle imprévisible de quatre jours où leur polarité devient " - " ; « Leur humeur change et peut devenir agressive… » La Hutte de Sudation leur a été donnée pour se purifier, se régénérer à tous les moments.

Dans la tradition lakota, une Hutte de la Lune est construite en sens opposé au vent dominant habituel, pour celles qui sont en menstruations. C’est un lieu de prières, de méditation et d’enseignement prodigué par une femme ménopausée. (…) La sauge seule, est la plante compagne avec la prière, la méditation.

Si nous avons la chance de pouvoir nous accorder une période de retraite pendant notre « lune », nous pourrons méditer, nous relaxer, lire, alors que nous nous libérons et renouvelons nos cellules.
                La femme fait retraite pour s’intégrer totalement  dans la période de purification de son corps pour être elle-même et célébrer cette différence. Trop souvent, elle sait qu’elle a besoin de ralentir son rythme de vie sans pouvoir réellement le faire. Voici venir le temps d’apprendre à respecter et honorer sa lunaison et atteindre un équilibre en trouvant son propre cheminement.

Lorsque nous nous accordons le temps nécessaire pendant nos règles, nous devons revoir certaines de nos façons de penser. Rééduquons notre famille, nos amis. Il est important d’être parfaitement claire en ce qui concerne l’intimité que nous voulons avoir.

Le grand chant de la création

Notre éducation débute dans le sein de notre mère. Son comportement et les méditations secrètes qu’elle instille dans l’âme réceptive de l’enfant non encore né sont tels qu’elle lui insuffle l’amour du Grand Mystère et le sens de la parenté avec toute la création. (…)

C’est dans la femme que notre peuple place les normes de sa morale. Elle est le pouvoir silencieux mais efficace qui se cache derrière toutes les activités de la vie. (…) Elle est le guide spirituel de son enfant tout en étant sa tendre nourrice : elle doit porter son âme en plein développement devant le Grand Mystère, dès qu’elle est consciente de cette ouverture. Il lui est imparti de doter son enfant des dons et des pouvoirs inhérents à la nature. Car nous croyons que dès l’instant de sa conception jusqu’à l’âge de deux ans, c’est l’influence spirituelle de sa mère qui est prédominante.

A la ménopause, la fécondité de l’esprit remplace cette du corps. La femme peut se pencher sur bien des sujets et devenir, entre autres, femme-médecine « winyan wakan » femme sacrée. C’est l’âge où l’on a plus besoin de prouver quelque chose à quelqu’un. C’est le moment de la liberté.

Nous vivons dans un monde de cycles qui nous apportent réflexions, compréhensions et croissance. Les changements doivent être affrontés puisqu’ils nous libèrent de nos peurs et stress afin que nous rencontrions une paix créatrice avec toutes choses et chacun.

Ecouter son corps, ses intuitions profondes permet de situer la véritable place de la femme dans notre société actuelle. L’équilibre entre ego/pouvoir et simple humilité est réalisable en observant les lois naturelles qui sont divines.

Les sociétés féminines étaient autrefois des harmonisants où entraide et échanges étaient présents. Pourquoi  ne pas retrouver ce qui faisait vivre le clan : le sens de partage des responsabilités pour que perdurent aussi les connaissances.

Sans rancune, notre Mère la Terre nous inonde de ses bienfaits, alors que nous ne savons que La blesser. Se mettre en harmonie avec Elle et Grand-Mère Lune n’est pas bousculer son organisme, car la nature œuvre lentement. La conscience de notre moi ou de chaque chose mûrit lors de nos expériences qui sont, à chaque fois, enseignements."

Source : La Lune et la Femme, in « Inipi, le Souffle de la Terre woniya maka ki ;  Enseignements des Indiens Lakota ; Annie Pazzogna  (Inipi, le chant de la terre : Archie Fire Lame Deer, Wallace Black Elk).


Tápu’at  la Mère et l'Enfant - Symbole Hopi de la Création et de la Terre
Par Frank Waters

L’intégralité du mythe ainsi que le sens de l’Émergence sont exprimés par un symbole nommé par les Hopis "Mère-Terre". Il prend deux formes, carrée et circulaire.

Sur un roc un peu au sud d’Oraibi (Troisième Mesa) furent gravés un symbole circulaire et cinq autre carrés ayant de dix à 15 centimètres de côté ou de diamètre. Sur un roc au de sud de Shipaulovi (Deuxième Mesa), il y en a un seul, circulaire, d’environ 20 cm de diamètre. Ce symbole est souvent nommé Tápu’at (La Mère-et-l’Enfant). Le carré représente le renaissance spirituelle d’un monde dans le suivant, symbole de l’Émergence elle-même. Dans cette représentation, la ligne à l’ouverture n’est pas reliée au dessin complexe. Les extrémités de ce trait symbolisent les deux étapes de la vie : l’enfant avant sa naissance dans la matrice de Mère-Terre, et l’enfant après sa naissance. Le trait représente le cordon ombilical et aussi la voie de l’Émergence. Si ce dessin est tourné de façon à ce que le trait soir vertical, ouverture vers le haut, sa partie inférieure est alors visiblement placée sous une forme en U dont les lignes intérieures représentent les membranes fœtales entourant l’enfant dans la matrice, et les lignes extérieures les bras de la mère qui plus tard le porteront.

Dans sa force circulaire le symbole a une construction et un sens différents. La ligne au centre et à l’ouverture est reliée au dessin. Le centre de la croix ainsi formée représente le Père-Soleil, celui qui donne la vie. Dans ce labyrinthe, il y a deux lignes et quatre extrémités. Toutes les lignes et les croisements de ce dessin constituent une représentation du projet universel du Créateur, celui que l’homme doit observer sur sa Route de Vie. Les quatre extrémités sont les directions ou les points cardinaux tels qu’ils sont définis dans le plan universel de la vie. Une « Seconde Chance », c’est-à-dire la renaissance, est garantie à celui qui observe ce projet. Tel est le sens de cette forme d’embrassade de l’enfant par la mère. Le dessin circulaire symbolise les limites de la terre traditionnellement revendiquée par les Hopis, terre bornée par des sanctuaires secrets placés à ses frontières.
Source: Le livre du hopi. Histoire, mythe et rites des Indiens Hopis; Frank Waters, 1977


" Les plantes captent les énergies solaires et telluriques ; elles accumulent cette puissance, d’où leurs propriétés thérapeutiques.  La plus belle des prières est de se purifier avec une herbe ; la sauge, le genévrier… Il existe différents types de sauge selon les endroits (les salvia, les artemesia…)

Nous, nous l’utilisons pour aider les femmes pendant les « Lunes » et pour purifier. (…)

Le monde, la Terre ont donné un but à chacun dans la vie. Il y a toujours un mâle et une femelle dans chaque espèce. La femelle est toujours celle qui donne des graines Respectez celles qui donnent les semences, celles qui donnent la vie. " A. Pazzogna

Nos sauges et plantes purificatrices >>>clic


" Le tambour permet de voyager dans les mondes souterrain et céleste.
Le fût symbolise l'élévation, la verticalité; c'est l'arbre sacré.
Par la peau qui le recouvre et qui est l'horizontalité, l'animal est toujours vivant.
Le choix des matières permet la rencontre.
La frappe du tambour énergétise, revitalise,
c'est l'appel, le coeur de la Mère Terre qui bat. "

Totem. Animaux, arbres et pierres, mes frères. Enseignement des Indiens des Plaines, Annie Pazzogna
Photo: radio-canada.ca/PlaceauxFemmesautochtones


Cercles RACINES, PAROLES et TAMBOURS
autour des 8 Circuits de conscience
Atelier pratique avec Catherine Tremblay

soirée du 20 avril à Lausanne
nouvelles dates à venir...

                          PLACE AUX FEMMES
Elles s’imposent par leur leadership, leur implication sociale, leur force de caractère, leur créativité et leur parcours peu banal. Plus que jamais, les femmes sont le présent et l'avenir des nations autochtones.




Les ouvrages sont disponibles dans notre section librairie de la galerie-boutique à Lausanne!

  • - Chamanisme, psycho-chamanisme
  • - Guides pratiques, cartes, oracles
  • - Spiritualité, contes et légendes
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  • - Les revues HOZHO Chamanismes
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GUERISON ET TRANSFORMATION INTERIEURES
grâce aux pratiques chamaniques d'hier et d'aujourd'hui
. Par Llyn Roberts
"
Combinant le chamanisme, la spiritualité, l’écologie et l’activisme, Llyn Roberts partage ses années d’expérience avec des guérisseurs indigènes issus de cultures qui connaissent les phénomènes de métamorphes (transformation). Elle traduit les techniques anciennes en des pratiques modernes faciles à comprendre que vous pouvez utiliser chaque jour pour vous transformer et faire une différence positive dans le monde. Grâce à ce livre, vous découvrirez comment les méthodes ancestrales des guérisseurs indigènes de tous horizons peuvent nous aider à nous reconnecter à cette essence fondamentale qui est en toute chose, par-delà la vie physique, par-delà le passé et le futur et, de cette manière, à accéder à la connaissance de soi et du monde.
- Llyn Roberts est une mystique des temps modernes. Spécialiste de la guérison et du chamanisme, elle anime des voyages sacrés à la rencontre des peuples aborigènes du monde entier et enseigne à l'Omega Institute de New York et en Californie. Auteure de plusieurs ouvrages, elle a notamment co-écrit « S'EVEILLER A LA SAGESSE PROFONDE DE LA TERRE » avec SANDRA INGERMAN.

INIPI LE SOUFFLE DE LA TERRE. Enseignement des Indiens Lakota.  Par Annie Pazzogna
La société moderne du XXIe siècle, victime de la surconsommation industrielle, ne tient plus compte des rythmes naturels qui conditionnent une vie équilibrée.
Il n'est donc pas étonnant de voir, depuis les années 1980, quelques hommes médecine amérindiens, souvent guidés par une Vision, parcourir le monde en perdition, afin de partager leur savoir. Ils n'ont jamais perdu la connaissance culturelle et cultuelle de leurs ancêtres. Un siècle et demi d'oppression n'a pas eu raison de cette transmission.
Cet ouvrage rend compte de leur enseignement et des rites qu'ils pratiquent.
C'est autour de la sudation ou Inipi que s'élaborent les rites de purification des Sioux. Il existe plusieurs types de Huttes à sudation. Celle à douze perches de saules est souvent utilisée par les familles car plus simple à édifier. La Hutte à seize perches est plus réservée aux hommes- médecine et à leurs soins ; raison pour laquelle elle est la plus courante en Europe ainsi que les Huttes pour les femmes lors des Lunes. Annie nous propose d'en découvrir la construction, la symbolique et quelques chants qui accompagnent ce moment sacré.
TOTEM ANIMAUX, ARBRES ET PIERRES MES FRERES. Enseignements des Indiens des Plaines. Par Anne Pazzogna
Dans le monde des Amérindiens, les contes animaliers tiennent une place prépondérante : ils enseignent aux enfants la responsabilité et le respect de tout ce qui est. Les Européens, eux, entretiennent avec le monde animal un rapport purement domestique ou zoologique, à quelques exceptions près. 35 animaux/guides et leurs symboliques nous sont présentés dans cet ouvrage. Nous pourrons découvrir en eux notre véritable nature qui est dissimulée à nos yeux et ils nous aideront à être tout simplement. Quant à l’arbre, notre double, il nous permet de voyager à l’intérieur de notre cœur et d’abandonner nos vieux schémas, nous relever et croître.
Et la sagesse primordiale, ne repose-t-elle pas au cœur de la pierre ?

En 1983, Annie Pazzogna fut invitée par une famille lakota de la réserve de Pine Ridge dans les grandes plaines de l’Ouest américain du Sud Dakota. De façon naturelle, elle fut amenée à participer aux rituels et lors de la Danse du Soleil, elle rencontra Archie Fire Lame Deer. À partir de ce moment, la Voie Rouge devint une évidence pour elle et lors de plusieurs séjours dans la réserve, elle pénétra l’intimité des célébrations et événements rythmant la vie traditionnelle.

LES 13 MERES ORIGINELLES. La Voie initiatique des Femmes Amérindiennes. Par Jamie Sams
La tradition des 13 mères originelles est une sagesse amérindienne qui a traversé les siècles.
Aujourd'hui, elle s'offre à nous sous la forme simple de contes. Chaque contes présente l'histoire d'une mère originelle, illustrant les aspects de la féminité dont elle est porteuse.
Dans cette sagesse, les femmes sont invitées à se relier à leur véritable nature par les cycles de leur corps.
La lecture de cet ouvrage vient donc éveiller toutes les sensibilités, quels que soient l'âge des femmes qui le lisent, leur milieu social, leur histoire, leur activité, contribuant à un profond sentiment de "sororité".

"L'histoire des Treize Mères de Clan Originelles m'a été transmise par les deux Grands-Mères Kiowa qui furent mes enseignantes au début des années 70: Cisi Laughing Crow (Corneille Rieuse) et Berta Broken Bow (Arc Brisé) m'on légué ce sur quoi j'allais construire ma vie. "

 

FILLES DE LA TERRE. Vies et légendes des femmes indiennes Par Carolyn Niethammer
A travers ce formidable ouvrage de référence, résultat d'un long travail de recherche et de synthèse, Carolyn Niethammer dresse le portrait de ces "Filles de la terre" dignes, fières et déterminées. Si elles participaient à l'économie domestique, bâtissant les maisons, tissant des couvertures, peignant des poteries ou moulant le maïs, elles pouvaient également prendre part aux courses de chevaux, pratiquer des sports violents et, occasionnellement, souveraines ou guerrières, mener les hommes au combat et présider aux destinées de leur peuple.
Des rites de naissance aux cérémonies de puberté, des coutumes de fiançailles aux modes d'éducation, de leur sexualité à leurs fonctions religieuses, politiques, militaires ou économiques, tous les moments de la vie des femmes indiennes sont ici exposés. Enrichi de contes traditionnels, de récits et de témoignages contemporains, ce document érudit dévoile une condition féminine beaucoup plus évoluée que le laissent croire les idées reçues.


Au plaisir de vous accueillir à Lausanne et sur notre site!  Merci Askwali ! en hopi
Nous vous souhaitons une belle journée remplie de joie!
Uma haalay kyaakyangw tapkini'ywisni! en hopi

Sandrine Faivre et Catherine Tremblay

Horaires d'ouverture:
Mardi: 10h à 12h30 et 14h à 18h
Mercredi: 10h à 18h
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Jeudi, Vendredi: 10h à 12h30 et 14h à 18h
Samedi: 10h à 16h 
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Lundi: FERMÉ


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